Vous constatez la vente
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 4111Compte auxiliaire du client | 100 000 | — |
| 7011Ventes de marchandises dans la région | — | 100 000 |
La vente est enregistrée. Votre client vous doit encore 100 000.
Le guide du plan comptable OHADA
Clients, banque, achats, ventes… Comprenez où va chaque opération, à quoi sert son compte et comment lire le plan comptable SYSCOHADA.
4111
Clients, créances en compte
Et le client précis ? Son compte auxiliaire permet de suivre ce qu’il doit, à l’intérieur de cette famille.
01 / Les repères essentiels
Le plan comptable donne une place à chaque opération. Avant de choisir un compte, identifiez ce qui se passe : un achat, une vente, une dette ou un mouvement d’argent.
Suivre une vente pas à pasUn débit n’est pas toujours une dépense, un crédit n’est pas toujours une recette. Leur effet dépend du compte : recevoir un paiement augmente la banque au débit et diminue la créance client au crédit.
Total des débits = total des crédits
Dans Tresogo : les comptes de regroupement organisent le plan. Les comptes imputables reçoivent les écritures. Les comptes auxiliaires permettent le suivi détaillé d’un client ou d’un fournisseur.
02 / Un cas concret
Vous vendez pour 100 000 FCFA de marchandises à crédit. Votre client vous verse ensuite 40 000 FCFA par virement.
Exemple pédagogique simplifié : TVA, coût des marchandises et frais sont volontairement écartés pour isoler la vente et son règlement. Les codes désignent les comptes ou familles auxquels rattacher les comptes détaillés.
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 4111Compte auxiliaire du client | 100 000 | — |
| 7011Ventes de marchandises dans la région | — | 100 000 |
La vente est enregistrée. Votre client vous doit encore 100 000.
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 5211Compte de la banque concernée | 40 000 | — |
| 4111Compte auxiliaire du client | — | 40 000 |
Il reste 60 000 à encaisser. Le paiement réduit la créance ; il ne crée pas une deuxième vente.
03 / La vue d’ensemble
Les classes 1 à 5 décrivent le patrimoine au bilan. Les classes 6 à 8 participent au résultat. La classe 9 sert au suivi des engagements et à l’analyse des coûts.
Comment l’entreprise se finance-t-elle durablement ?
Capital, réserves, emprunts.
Quels biens et droits utilise-t-elle dans la durée ?
Logiciels, bâtiments, matériel, véhicules.
Que reste-t-il à vendre ou à transformer ?
Marchandises, matières premières, produits finis.
Qui doit de l’argent à qui ?
Clients, fournisseurs, personnel, État.
Où se trouve l’argent disponible ?
Banques, espèces, monnaie électronique.
Quelles charges l’activité supporte-t-elle ?
Achats, loyers, salaires, frais financiers.
Quels produits l’activité génère-t-elle ?
Ventes, prestations, subventions d’exploitation.
Quelles autres charges et quels autres produits ?
Opérations HAO, participation des travailleurs, impôt sur le résultat.
Quels engagements et quels coûts suivre à part ?
Garanties données ou reçues, suivi analytique.
04 / Les comptes du quotidien
Ouvrez une fiche pour comprendre son rôle, quand l’utiliser et ce qui se passe au débit ou au crédit.
Comme dans le plan comptable de Tresogo, le numéro, le libellé et l’explication se lisent ensemble.
Suivre les sommes facturées aux clients qui restent à encaisser.
Lorsque vous constatez une vente à crédit, puis à chaque règlement de cette facture.
La créance augmente : vous enregistrez ce que le client vous doit.
La créance diminue : le client règle sa facture ou bénéficie d’un avoir.
Une facture de 100 000 suivie d’un règlement de 40 000 laisse une créance de 60 000.
4111 désigne « Clients, créances en compte ». Dans Tresogo, chaque client est suivi par un compte auxiliaire rattaché à cette famille.
Explorer les comptes de la classe 4 →Suivre les dettes liées aux achats auprès de vos fournisseurs.
À la réception d’une facture fournisseur d’exploitation, puis lors de son paiement.
La dette diminue lorsque vous payez le fournisseur ou enregistrez son avoir.
La dette augmente lorsque vous enregistrez une facture à payer.
Des marchandises facturées 75 000, encore impayées, créent une dette fournisseur de 75 000.
Une facture d’achat et son règlement sont deux événements distincts. Une dette fournisseur n’est pas une sortie immédiate de trésorerie.
Explorer les comptes de la classe 4 →Suivre les mouvements des comptes bancaires locaux en monnaie nationale.
Pour un virement client reçu, un paiement fournisseur ou un autre mouvement bancaire.
Le compte augmente avec une entrée d’argent.
Le compte diminue avec une sortie d’argent.
Un client règle 40 000 par virement : la banque est débitée et son compte client est crédité.
Le relevé bancaire est présenté du point de vue de la banque. Son « crédit » correspond généralement à un débit dans votre comptabilité.
Explorer les comptes de la classe 5 →Suivre les billets et les pièces détenus dans la caisse du siège.
Lors d’un encaissement en espèces, d’un paiement en caisse ou d’un dépôt d’espèces en banque.
Les espèces disponibles augmentent.
Les espèces disponibles diminuent.
Vous déposez 25 000 de la caisse à la banque : la caisse diminue et la banque augmente, sans nouvelle vente.
Le solde de caisse doit pouvoir être rapproché des espèces réellement comptées.
Explorer les comptes de la classe 5 →Identifier la monnaie électronique détenue sur un téléphone portable.
Lors d’un encaissement, d’un paiement ou d’un retrait depuis un portefeuille mobile money.
Le solde du portefeuille augmente avec les fonds reçus.
Le solde du portefeuille diminue avec les paiements ou les retraits.
Un règlement client reçu sur un portefeuille mobile augmente la monnaie électronique disponible.
La famille 55 distingue la monnaie électronique de la banque (52) et des espèces (57). Dans Tresogo, utilisez le compte du portefeuille concerné.
Explorer les comptes de la classe 5 →Enregistrer les ventes de marchandises dans la région, indépendamment de leur paiement.
Lorsque la vente est constatée. Les prestations et les autres natures de produits utilisent leurs comptes propres.
Le produit peut diminuer, par exemple lors de l’annulation d’une vente.
Le produit augmente lorsque vous constatez la vente.
Une vente à crédit génère un produit alors que l’argent n’est pas encore arrivé sur votre compte bancaire.
Le chiffre d’affaires n’est ni la trésorerie disponible ni le bénéfice. Il faut aussi tenir compte des charges.
Explorer les comptes de la classe 7 →05 / Passer de l’explication au compte
Recherchez un numéro ou un libellé, ou ouvrez les familles d’une classe. Les définitions de famille donnent le contexte des comptes qui en dépendent.
Bilan · 161 comptes
Capitaux propres et dettes financières : capital, réserves, résultat, subventions, provisions réglementées, emprunts et dettes assimilées. Les ressources stables qui financent durablement l'entité.
Le compte 10 regroupe le capital et les ressources assimilées : capital social, capital par dotation, capital personnel, primes liées au capital social et écarts de réévaluation. Il enregistre les apports des associés ou de l'exploitant affectés durablement à l'entité.
Le Capital social traduit le montant des valeurs apportées par les associés.
Le Capital par dotation représente la contrepartie de l'intégration au patrimoine des entités publiques, des immobilisations et fonds affectés, sur décision de l'Autorité publique, au fonctionnement de ces entités.
A la création de l'entité exploitée sous la forme individuelle, le capital initial représente le montant des apports en nature ou en espèces effectués par l'entrepreneur à titre définitif et des dettes qu'il décide d'inscrire au bilan.
Ce compte sert à établir la situation de l'entrepreneur en ce qui concerne :
La prime peut être analysée comme étant un droit d'entrée demandé au nouvel actionnaire ou associé d'autant que l'action ou la part sociale vaut, avant augmentation du capital, beaucoup plus que sa valeur nominale. Elle représente une partie des apports purs et simples non comprise dans le capital social.
L'écart de réévaluation représente la contrepartie au passif du bilan des augmentations de valeur d'éléments actifs soit dans le cadre d'une réévaluation légale, soit dans celui d'une réévaluation libre.
Ce compte retrace la créance de la société sur les actionnaires ou les associés, pour la fraction du capital non encore appelé par les organes compétents en cas de libération partielle. Celle-ci peut être consécutive aux opérations de constitution d'une société ou d'augmentation de capital.
Les réserves correspondent à des bénéfices laissés à la disposition de l'entité et non incorporés au capital.
Le report à nouveau correspond au montant soit des bénéfices d'exercices antérieurs dont l'affectation a été reportée sur les exercices ultérieurs, soit des pertes constatées à la clôture d'exercices antérieurs qui n'ont pas été compensées par des prélèvements opérés sur les bénéfices, les réserves ou le capital.
Le résultat net de l'exercice peut être défini de deux façons : [1](#classe1). différence entre les produits (reçus ou à recevoir) et les charges (payées ou à payer) de la période ; [2](#classe2). variation des capitaux propres entre le début et la clôture de l'exercice, hors nouveaux apports et retraits d'apports et hors réévaluation.
Les subventions d'investissement sont des aides financières non remboursables accordées aux entités (publiques ou privées), pour différentes raisons : acquisition, création de valeurs immobilisées (subventions d'équipement) ou financement d'activités à long terme, afin de pourvoir au remplacement ou à la remise en état des immobilisations. Elles peuvent également consister en l'octroi de biens et services (voir Titre VII Opérations spécifiques, Chapitre [16](#compte16)).
Les provisions réglementées sont des provisions à caractère purement fiscal ou réglementaire, comptabilisées non pas en application de principes comptables, mais suivant des dispositions légales et réglementaires (lois de finances, par exemple).
Les emprunts et les dettes assimilées sont des ressources financières externes, contractées auprès d'établissements de crédit et/ou de tiers divers, affectées de façon durable au financement des moyens d'exploitation ou de production.
Ce compte enregistre le montant correspondant à la valeur d'entrée du bien acquis par contrats de location acquisition.
Les dettes liées à des participations sont des emprunts contractés auprès d'entités liées ou avec lesquelles elles ont un lien de participation.
Une provision est un passif externe (dette) dont l'échéance ou le montant est incertain.
Bilan · 297 comptes
Immobilisations incorporelles, corporelles et financières, avec leurs amortissements (28) et dépréciations (29). Biens et droits destinés à servir durablement l'activité.
Les immobilisations incorporelles sont des actifs non monétaires identifiables sans substance physique, contrôlés par l'entité qui a le pouvoir d'obtenir des avantages économiques futurs et peut restreindre l'accès des tiers à ces avantages.
Regroupe les dépenses de développement qui remplissent les conditions d’inscription à l’actif. Une dépense de recherche ou de développement n’est donc pas automatiquement une immobilisation.
Suit les droits acquis ou contrôlés par l’entité pour exploiter une invention, une licence ou une concession pendant leur durée d’utilisation.
Accueille les logiciels et sites internet répondant aux critères d’immobilisation. Un abonnement à un service en ligne ne devient pas automatiquement un actif détenu par l’entreprise.
Suit les marques reconnues à l’actif selon les règles comptables. Les dépenses de publicité ne se confondent pas avec la valeur comptable d’une marque.
Identifie les éléments incorporels du fonds commercial acquis qui ne sont pas comptabilisés séparément, par exemple une clientèle attachée au fonds.
Suit le droit acquis d’occuper des locaux dans les conditions prévues par un bail. Le prix d’acquisition de ce droit se distingue des loyers périodiques.
Identifie les investissements de création admis à l’actif dans le cadre de l’activité concernée. Il faut vérifier les conditions de reconnaissance avant de les immobiliser.
Accueille les autres actifs incorporels qui ne relèvent pas des catégories précédentes, dès lors que les conditions d’inscription à l’actif sont remplies.
Suit les immobilisations incorporelles encore en cours de réalisation. À leur achèvement, leur coût est transféré vers le compte de l’actif concerné.
Ce compte enregistre la valeur des terrains dont l'entité est propriétaire et de ceux qui sont mis à sa disposition par des tiers.
Suit les terrains affectés à l’exploitation agricole ou forestière. La valeur du terrain est distinguée de celle des plantations ou équipements qui l’exploitent.
Isole les terrains nus des constructions et des aménagements. Le terrain et le bâtiment construit dessus ne se suivent pas dans le même compte.
Suit les terrains sur lesquels se trouvent des bâtiments. La valeur du terrain reste distincte de celle des constructions de la famille 23.
Suit les travaux qui mettent un terrain en état d’être utilisé. Leur traitement se distingue de celui des dépenses d’entretien courant.
Identifie les terrains dont l’intérêt économique provient d’un gisement à exploiter, comme une carrière, plutôt que de leur seule surface.
Suit les aménagements apportés aux terrains. Leur durée d’utilisation peut différer de celle du terrain lui-même.
Identifie les terrains mis en concession pour les distinguer des autres terrains détenus ou utilisés par l’entité.
Regroupe les terrains qui ne correspondent pas aux catégories précédentes. Le détail du bien et de son usage permet de justifier ce classement.
Suit les travaux d’aménagement de terrains non achevés, avant leur transfert dans la catégorie définitive lors de leur mise en service.
Ce compte enregistre le montant des opérations ayant trait aux apports effectués par les associés ou à l'acquisition et à la création par l'entité de bâtiments, installations et agencements, de même que leur cession, disparition et mise au rebut.
Suit les bâtiments édifiés sur un terrain appartenant à l’entité. Le coût de la construction est distingué de celui du terrain.
Suit les bâtiments édifiés sur un terrain appartenant à un tiers. Cette situation se distingue des constructions sur sol propre suivies en 231.
Suit les ouvrages d’infrastructure utilisés durablement, par exemple des voies, réseaux ou ouvrages de circulation, distincts des bâtiments.
Regroupe les installations techniques nécessaires à l’exploitation. Il convient de les distinguer des machines autonomes et de l’entretien courant.
Suit les aménagements durables des bureaux. Les achats de mobilier mobile et les travaux d’entretien ne se confondent pas avec ces aménagements.
Identifie les bâtiments industriels, agricoles et commerciaux mis en concession, séparément des autres constructions.
Accueille les installations et agencements durables non classés dans les rubriques précédentes, avec un suivi détaillé de leur nature.
Accumule les coûts des bâtiments et installations encore en construction ou en aménagement, avant leur mise en service.
Regroupe le matériel, le mobilier et les actifs biologiques utilisés durablement dans l’activité. Le compte détaillé dépend de la nature du bien ; les éléments encore en cours de réalisation sont distingués des biens prêts à être utilisés.
Suit le matériel et l’outillage affectés à la production ou au commerce, comme une machine de fabrication. Les consommables ne sont pas du matériel immobilisé.
Suit les machines et outils utilisés durablement pour les travaux agricoles, distincts des animaux et plantations immobilisés de la famille 246.
Suit les emballages durables, récupérables et identifiables individuellement. Ils se distinguent des emballages perdus consommés avec les ventes.
Suit le matériel et le mobilier utilisés durablement, notamment de bureau, informatique ou de logement, selon la subdivision concernée.
Suit les véhicules et autres moyens de transport immobilisés. Le carburant, l’assurance et les réparations courantes relèvent de charges distinctes.
Identifie les animaux et végétaux relevant des actifs biologiques immobilisés. Leur classement dépend notamment de leur destination dans l’activité.
Suit les agencements et aménagements durables liés au matériel. Une amélioration immobilisable se distingue d’une simple réparation.
Accueille les matériels et mobiliers durables non classés dans les autres rubriques de la famille 24.
Suit le matériel et les actifs biologiques immobilisés encore en cours de réalisation, avant leur affectation au compte définitif.
Sommes versées par l'entité à des tiers pour des commandes en cours d'immobilisations. Le solde de ce compte représente la créance de l'entité sur ses fournisseurs d'immobilisations.
Suit les acomptes versés avant la livraison d’une immobilisation incorporelle, par exemple un logiciel acquis. Le versement ne signifie pas que l’actif est déjà disponible.
Suit les acomptes versés pour une immobilisation corporelle, par exemple une machine commandée. Ils sont soldés lors de l’imputation à l’actif livré.
Les titres de participation sont constitués par les droits dans le capital d'autres entités, matérialisés ou non par des titres, afin de créer un lien durable avec celles-ci et de contribuer à l'activité et au développement de la société détentrice.
Identifie les participations durables dans les sociétés que l’entité contrôle exclusivement, à distinguer des simples placements de trésorerie.
Identifie les participations durables dans les sociétés dont le contrôle est partagé avec d’autres partenaires.
Suit les participations permettant une influence notable sur les décisions de la société détenue, sans contrôle exclusif ou conjoint.
Suit les participations détenues dans des organismes professionnels. Une participation au capital se distingue d’une cotisation périodique.
Suit les parts détenues dans des groupements d’intérêt économique. La participation se distingue des avances accordées au groupement.
Accueille les autres titres de participation détenus durablement, en dehors des catégories précédentes de la famille 26.
Regroupe les prêts, créances et autres avoirs financiers conservés durablement, en dehors des titres de participation. Un dépôt de garantie récupérable ne constitue pas une charge lors de son versement.
Suit les prêts et créances non commerciaux immobilisés. Il ne s’agit pas des sommes dues par un client à la suite d’une vente.
Suit les prêts durables accordés au personnel. Leur remboursement réduit la créance ; il ne constitue pas une nouvelle recette d’activité.
Suit les créances immobilisées sur l’État, comme certaines retenues de garantie ou créances sur le concédant, distinctes des créances fiscales courantes.
Suit les titres conservés durablement sans être classés en titres de participation. Ils se distinguent des placements de trésorerie à court terme de la famille 50.
Suit les sommes versées à titre de dépôt ou de garantie et destinées à être récupérées, par exemple une garantie locative.
Rattache à la période les intérêts acquis sur les immobilisations financières mais pas encore encaissés. Ces intérêts se distinguent du montant principal de l’actif concerné.
Suit les créances liées à des participations et les avances accordées à des GIE. Le prêt ou l’avance se distingue de la valeur des parts détenues.
Accueille les autres avoirs financiers immobilisés, comme certains dépôts à terme ou métaux précieux conservés durablement.
L'amortissement consiste pour l'entité à répartir le montant amortissable du bien sur sa durée d'utilité selon un plan prédéfini.
Cumule les amortissements des actifs incorporels amortissables. Le coût d’origine reste suivi dans la famille 21.
Suit les amortissements des éléments de la famille des terrains qui sont amortissables. Il ne faut pas en déduire que tout terrain s’amortit.
Cumule les amortissements des bâtiments et installations amortissables, séparément de leur coût d’origine enregistré en famille 23.
Cumule les amortissements du matériel amortissable. Il traduit la consommation de sa durée d’utilisation, pas un paiement supplémentaire.
A la clôture de chaque exercice une entité doit apprécier, s'il existe un quelconque indice qu'un actif a subi une perte de valeur. S'il existe un tel indice, l'entité doit estimer la valeur actuelle et la comparer avec la valeur nette comptable.
Suit les pertes de valeur des immobilisations incorporelles, distinctes de leur amortissement régulier.
Suit les pertes de valeur constatées sur les terrains lorsque leur valeur recouvrable devient inférieure à leur valeur comptable.
Suit les dépréciations des bâtiments, installations et agencements, en complément de leur amortissement lorsqu’une perte de valeur est constatée.
Suit les pertes de valeur du matériel qui ne sont pas couvertes par son seul amortissement.
Suit les pertes de valeur des avances et acomptes sur immobilisations, par exemple lorsque leur récupération ou leur contrepartie est compromise.
Suit les pertes de valeur des titres de participation. Une variation de valeur se distingue d’une cession des titres.
Suit les pertes de valeur des prêts et autres immobilisations financières, par exemple en cas de risque de non-recouvrement.
Bilan · 61 comptes
Marchandises, matières premières, autres approvisionnements, produits en cours et finis, et leurs dépréciations (39). Biens détenus pour être vendus ou consommés.
Les marchandises sont les objets, matières et fournitures, acquis par l'entité et destinés à être revendus en l'état.
Les matières premières et fournitures liées sont les objets, matières et fournitures achetés pour être incorporés aux produits fabriqués.
Les autres approvisionnements sont des matières, des fournitures acquises par l'entité et qui concourent à la fabrication ou à l'exploitation, sans entrer dans la composition des produits fabriqués ou traités.
Les produits en cours sont des biens et services en voie de formation ou de transformation à la clôture de l'exercice.
Les services en cours sont des études et prestations en cours d'exécution, dont la remise définitive à l'acheteur ou au passeur d'ordre n'est pas encore intervenue.
Les produits finis sont les produits fabriqués par l'entité qui ont atteint le stade final de production. Ils sont destinés à être vendus, loués ou fournis.
Les produits intermédiaires sont des produits ayant atteint un stade déterminé de fabrication et disponibles pour des fabrications ultérieures.
Ce sont des marchandises, matières, fournitures ou produits fabriqués, expédiés par le fournisseur et non encore réceptionnés par l'entité ou détenus chez des tiers mais dont l'entité est propriétaire.
Ce sont des dépréciations subies par des stocks de marchandises, de matières, et autres approvisionnements résultant de causes diverses dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
Bilan · 273 comptes
Fournisseurs (40), clients (41), personnel (42), organismes sociaux (43), État et TVA (44), associés (46), débiteurs et créditeurs divers (47), dépréciations (49). Créances et dettes du cycle d'exploitation.
Les fournisseurs d'exploitation sont des tiers auxquels l'entité a recours pour ses achats de fournitures de toutes natures et de services.
Les clients d'exploitation sont des tiers auxquels l'entité vend les biens ou services, objet de son activité.
Le compte Personnel enregistre l'ensemble des opérations qui interviennent entre l'entité et les personnes qui lui sont liées par un contrat de travail. Par extension, les opérations qui concernent les représentants du personnel ou les organismes similaires lui sont rattachées.
Ce compte enregistre, d'une part, le montant des cotisations sociales salariales et patronales dues aux organismes sociaux et, d'autre part, les règlements de cotisations effectués à leur profit.
Les opérations à inscrire à ce compte concernent d'une manière générale les opérations qui sont faites avec l'État et avec les diverses collectivités publiques en tant que pouvoirs publics.
Les opérations à inscrire à ce compte concernent les dettes et créances autres que celles liées à l'activité de l'entité.
Le compte [46](#compte46) enregistre :
Ce compte enregistre les opérations en instance de régularisation et relatives aux créances et dettes liées à l'acquisition de titres, des charges non consommées, des produits constatés d'avance, des écarts sur opérations libellées en monnaies étrangères, et des créances sur travaux non encore facturables.
Ce sont des créances et des dettes consécutives à des opérations effectuées par l'entité mais n'ayant pas de lien direct avec l'activité ordinaire de l'entité.
Ce sont des dépréciations subies par des comptes de tiers résultant de causes diverses dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
Bilan · 111 comptes
Titres de placement, valeurs à encaisser, banques (52), instruments de monnaie électronique (55), caisse (57), virements internes (58), dépréciations (59). La trésorerie de l'entité.
Ce sont des titres cessibles, acquis en vue d'en retirer un revenu direct ou une plus-value à brève échéance.
Suit les titres du Trésor et les bons de caisse à court terme. Ils représentent des placements auprès de leur émetteur, pas des parts du capital d’une société.
Suit les actions détenues comme placements à court terme, cotées ou non. Une action représente une part du capital d’une société ; une participation durable relève de la famille 26.
Suit les obligations détenues comme placements à court terme, cotées ou non. Une obligation est un titre de créance sur un émetteur, et non une part de son capital.
Suit les bons donnant le droit de souscrire des actions ou des obligations selon des conditions prévues à l’avance. Le bon se distingue du titre qui pourra être souscrit.
Isole les titres de placement négociables hors de la région. Le lieu de négociation les distingue des autres catégories de placements du répertoire.
Enregistre les intérêts acquis sur les titres de placement mais pas encore encaissés. Ces intérêts à recevoir sont distincts du prix d’acquisition des titres.
Accueille les autres titres de placement et créances assimilées qui ne relèvent pas des comptes 501 à 506. La nature du placement doit être précisée dans le suivi détaillé.
Les valeurs à encaisser sont les effets, chèques et autres valeurs transmis à la banque et dont l'entité attend l'encaissement à l'échéance.
Ce compte enregistre les opérations financières effectuées entre l'entité, les banques agréées dans un État-partie et les autres banques. La liste des banques agréées est tenue par l'organisme chargé de la surveillance bancaire.
Ce compte enregistre les opérations entre l'entité et les Chèques postaux et le Trésor dans un État de la Région et les autres établissements financiers.
Les Instruments de trésorerie appartiennent à la catégorie des instruments financiers.
L'instrument de monnaie électronique est constitué d'une valeur monétaire stockée sous une forme électronique, y compris magnétique, représentant une créance sur l'émetteur, qui est émise contre la remise de fonds aux fins d'opérations de paiement et qui est acceptée par une personne physique ou morale autre que l'émetteur de monnaie électronique;
Ce compte enregistre, d'une part, le montant de crédits de trésorerie inscrit au compte courant de l'établissement dispensateur de ces concours avec lequel l'entité est en relation d'affaires et, d'autre part, le montant nominal des effets escomptés.
Le compte Caisse retrace les opérations d'encaissement et de paiement effectuées en espèces pour les besoins de l'entité.
Ce compte enregistre le montant des avances aux régisseurs, le montant des accréditifs ainsi que la régularisation desdites avances et le règlement des accréditifs.
Ce compte enregistre l'amoindrissement de la valeur des titres et valeurs liquides, des avoirs en banque, et autres éléments financiers résultant de causes précises quant à leur nature, mais dont les effets ne sont pas jugés irréversibles ainsi que les reprises de charges provisionnées s'y rapportant.
Résultat · 154 comptes
Achats et variations de stocks, transports, services extérieurs, impôts et taxes, charges de personnel, frais financiers et dotations. Charges d'exploitation, financières et calculées.
Ce compte enregistre, le montant des factures d'achat et la valeur des retours de matières, fournitures et marchandises aux fournisseurs ainsi que les rabais, remises et ristournes hors factures obtenus des fournisseurs de biens.
Ce compte enregistre les variations de stocks de biens et de marchandises achetés en retraçant les opérations relatives aux entrées en stocks, aux sorties de stocks, et aux différences constatées entre l'inventaire comptable permanent et l'inventaire physique.
Les frais de transport comprennent le montant des charges de port ou transports engagés par l'entité, à l'occasion, des ventes, des déplacements de son personnel ou de l'expédition de plis.
Le compte 62 — Services extérieurs enregistre les charges de services fournis par des tiers et consommés par l'entité dans le cadre de son exploitation : sous-traitance générale, locations et charges locatives, redevances de location-acquisition, entretien, réparations et maintenance, primes d'assurance, études, recherches et documentation, publicité et relations publiques.
Ces deux comptes enregistrent le montant des factures, paiements et rémunérations versés aux prestataires extérieurs à l'entité et les éventuels rabais, remises et ristournes obtenus hors factures sur les services extérieurs consommés.
Ce compte enregistre le montant des charges correspondant à des versements obligatoires à l'État et aux collectivités publiques pour subvenir à des dépenses publiques, ou encore des versements institués par les autorités pour le financement d'actions d'intérêt général.
Ce compte enregistre le montant des charges, de caractère souvent accessoire, qui entrent dans les consommations de l'exercice en provenance de tiers pour le calcul de la valeur ajoutée de gestion, dans le cadre des choix opérés par le Système
Ce compte enregistre les dotations pour dépréciation des éléments de l'actif circulant ainsi que les dotations aux provisions pour risques à court terme.
Ce compte enregistre l'ensemble des rémunérations du personnel de l'entité, qu'il s'agisse d'appointements et salaires, de commissions, de congés payés, de primes, de gratifications, d'indemnités de logement ou d'indemnités diverses, et, le cas échéant, les rémunérations de l'exploitant individuel, en contrepartie du travail fourni. Il enregistre aussi les charges sociales payées par l'entité au titre des salaires, ainsi que les avantages en nature.
Ce compte enregistre l'ensemble des charges financières dues à différents tiers intervenant dans le financement de l'entité (à l'exclusion de la rémunération des capitaux propres et à celle des services bancaires).
Ce compte enregistre, au titre de l'exercice, les dotations aux amortissements, d'exploitation et à caractère financier, dans leur conception économique et comptable (et non pas fiscale).
Ce compte enregistre, au titre de l'exercice, les dotations aux provisions d'exploitation et à caractère financier, en couverture de dépréciations, risques, charges ou pertes à prévoir.
Résultat · 91 comptes
Ventes, prestations, production stockée et immobilisée, subventions d'exploitation, autres produits, revenus financiers et reprises. Produits de l'activité ordinaire.
Ce compte enregistre les ressources de l'entité provenant de la vente des marchandises, des travaux effectués et des services rendus à des tiers.
Ce sont des aides financières accordées par l'État, des collectivités publiques ou des tiers, qui ne sont ni des fonds de dotation, ni des subventions d'investissement. Elles sont destinées à compenser l'insuffisance du prix de vente administré, ou à faire face à des charges d'exploitation.
Ce compte enregistre le coût de production des travaux faits par l'entité pour elle-même.
Ce compte enregistre les variations de stocks de biens et de services produits en retraçant les opérations relatives aux entrées en stocks, aux sorties de stocks et aux différences constatées à la clôture de l'exercice entre l'inventaire comptable permanent et l'inventaire physique et, dans le cas de l'inventaire intermittent, le stock initial et le stock final, ou leur différence.
Ce sont tous les produits divers qui ne proviennent pas directement de l'activité productrice ou commerciale de l'entité, ni de son activité financière ou de ses relations avec l'État (subventions) mais qui relèvent néanmoins de ses activités ordinaires.
Ce compte enregistre les annulations ou les régularisations en baisse des provisions à court terme sur éléments de l'actif circulant et des risques provisionnés
Ce sont les ressources que tire l'entité de ses activités financières.
Le compte 78 — Transferts de charges enregistre, à son crédit, les charges déjà comptabilisées en classe 6 que l'on transfère vers un autre compte (immobilisation, compte de tiers, exercice suivant) ou que l'on impute à un poste de produits. Il neutralise ces charges sans en modifier l'imputation d'origine, pour une meilleure lisibilité du compte de résultat.
Ce compte enregistre les annulations et les rajustements en baisse des provisions financières pour risques et charges, ainsi que des provisions pour dépréciation des éléments de l'actif immobilisé.
Résultat · 68 comptes
Opérations hors activités ordinaires : valeurs comptables et produits des cessions d'immobilisations, charges et produits HAO, participation des travailleurs et impôt sur le résultat.
Ce compte sert à déterminer la valeur comptable nette des éléments de l'actif immobilisé cédés. Pour les biens non amortissables, cette valeur est la valeur d'entrée, sans déduction des éventuelles dépréciations. Pour les biens amortissables, elle est la différence entre la valeur d'entrée brute des immobilisations cédées et le cumul des amortissements pratiqués depuis l'entrée du bien dans le patrimoine de l'entité jusqu'à la date de sa cession.
Ce compte enregistre le produit net de la cession : dans le cas de vente, prix résultant de l'accord entre les cocontractants et figurant sur l'acte de vente diminué des commissions et des frais de vente ; dans le cas d'apport, montant contractuel, etc.
Ce sont les charges qui ne sont pas liées à l'activité ordinaire de l'entité et qui, de ce fait, n'ont généralement pas de caractère récurrent. Elles comprennent des charges constatées et des charges pour dépréciations et provisions pour risques à court terme.
Ce sont des produits qui ne sont pas liés à l'activité ordinaire de l'entité et sont donc dépourvus de caractère récurrent. Ils comprennent des produits constatés, des reprises de charges provisionnées et des transferts de charges.
Ce compte enregistre les dotations aux amortissements et aux provisions qui ne concernent pas l'activité ordinaire de l'entité.
Ce compte enregistre les annulations et rajustements en baisse des provisions, amortissements et subventions qui ne sont pas liés à l'activité ordinaire de l'entité.
Ce compte enregistre les montants prélevés sur les bénéfices réalisés et affectés par l'entité à un fonds légal ou contractuel à l'avantage des travailleurs.
Ce compte enregistre le montant des subventions allouées par l'État ou l'un de ses démembrements à l'entité, pour lui permettre de compenser, en totalité ou partiellement, des pertes survenues dans des circonstances exceptionnelles.
C'est la part de bénéfice affectée obligatoirement à l'État au titre de l'impôt sur le résultat
Engagements et gestion · 15 comptes
Engagements obtenus et accordés (avals, cautions, garanties) hors bilan, et comptabilité analytique de gestion. Sans impact sur le bilan ni le résultat.
Le compte 90 enregistre les engagements hors bilan obtenus (reçus) et accordés (donnés) par l'entité : avals, cautions, garanties, engagements de financement et engagements réciproques. Sans impact sur le résultat ni sur le bilan, ces comptes alimentent les Notes annexes.
Les commandes fermes des clients sont les engagements irrévocables pris par un client de régler le prix des travaux exécutés pour son compte conformément à ses spécifications exprimées sur la base des conditions de vente indiquées par l'entité (fournisseur) selon le cas dans les catalogues, les devis ou les offres de services.
Le compte 91 enregistre la contrepartie des engagements hors bilan inscrits au compte 90, assurant l'équilibre de la comptabilité d'engagements tenue en partie double.
Compte de la comptabilité analytique de gestion (classe 9). Les comptes réfléchis assurent la liaison avec la comptabilité générale (charges et produits) sans interférer avec elle.
Compte de la comptabilité analytique de gestion (classe 9) enregistrant les résultats analytiques dégagés par produit, activité ou centre de coût.
Le bon cadre pour votre activité
Ce guide porte sur le SYSCOHADA révisé. Les associations, ONG et fondations relevant du SYCEBNL disposent d’un système comptable dédié, notamment pour leurs dons, cotisations et financements affectés.
Découvrir la comptabilité des ONG et associations ↗Le SYSCOHADA révisé est annexé à l’AUDCIF adopté en 2017 et applicable aux comptes personnels depuis le 1er janvier 2018. Le SYCEBNL est entré en vigueur le 1er janvier 2024.
Les exemples expliquent les mécanismes. L’imputation précise et le traitement fiscal dépendent de l’opération, de votre activité et des règles applicables.
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Du guide à votre comptabilité
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